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Grèce
Album de la semaine : « La llorona » Lhasa
Chanson de la semaine : « A l’humeur de mèche » Babylon Circus (album Au marché des illusions)
Photos de la semaine : Pella – Kavala (argentique. Non available yet)
...encore un nouvel alphabet ! ….
Vendredi 31 août 2007 :
A l’instant où j’écris, du haut d’un rocher inconfortable et tranchant, l’eau de la mer Egée vient clapoter sous mes pieds….
Dire que la route passe tout près, que se profilent à l’horizon hangars, usines et autres, serait pour le moins inutile dans ma description idyllique, voire bucolique, de l’endroit.
Mais rajouter que, l’eau est claire comme de l’eau de roche, le ciel Graboune (…), le vent doux et le soleil sur le point de se coucher….serait alors plus opportun.
Nuit mouvementée, faim assouvie, nous revoilà partis.
A la frontière « UE passenger » oblige, on grille tout le monde pour ne montrer que très légèrement nos passeports…vive l’UE…héhéh. Et nous voilà encore dans un autre pays, avec encore un autre alphabet. Bienvenus en Grèce ! Youpi, j’ai fait et du grec et du russe…ça tombe bien dans les pays qu’on traverse ! Bien utile. Au moins pour les indications.
Pas folichonne cette partie de la Grèce. Plate. Terrain en friche. Maisons abandonnées.
On s’arrêtera manger à l’ombre d’arbustes aux alentours d’un champs de maïs. Plus tard je reprendrai la route pour Pila. Il fait + de 35°C à l’ombre, pas de vent. Grosse transpiration.
On s’arrêtera pour visiter Pila. Un beau tas de ruines qui nous vaut 9 euro. Le site ne vaut pas vraiment le détour, en revanche, le musée mérite le coup d’œil. Des statuettes en bronze, en terra cota….des bijoux, des mosaïques, des bustes….de belles trouvailles datant pour la plupart de l’époque helléniste.


La chaleur est accablante.


On reprendra la route. L’autoroute est gratuite. Direction Kavala.
Dire qu’après dîner je sois allée faire un bain de minuit dans une eau proche des 30°C serait une faut stylistique, un non-sens, un manque de goût, un non respect de l’acte en lui-même…..je m’explique.
Je suis descendue près de la mer en prenant garde à ne point riper. Ma robe glisse doucement à mes pieds dans un bruit de froufrou, comme par magie..je me débarrasse de tout vêtement et sous-vêtements pour le moins encombrants, et m’approche….lentement…lentement…de cette belle inconnue….j’y dépose un orteil…puis y plonge un deuxième…trois, quatre..cinq…stop ! je m’arrête là (oui je normalement constituée…). Aucun frisson ne me parcourt le corps, seulement une immense satisfaction, une incommensurable réjouissance. L’air nocturne est exquis et je succombe d’exaltation dans ses bras…
Mon deuxième petit pied (je n’en suis qu’au deuxième pied…..promis, je serai concise… J ) ne tarde pas à faire son entrée, puis c’est tout mon corps, dans sa plus noble nudité qui s’engouffre lentement dans les profondeurs égéennes…Cette douce et enivrante sensation de liberté, de paix, de tranquillité, et de solitude….
MERCI.
Samedi 01 septembre 2007 : (bon anniv’ mon JP !)
Il est à peine 8h15, nous avons déjeuné et je suis partie me baigner….seule…mhhhhhhhh !
Nous prenons la route pour Kavala, il fait lourd, le temps est couvert. Il a plu toute la nuit.
3980,88 = nombre de kilomètres depuis le début…. !!!!!!
Kavala ? Kavala, c’est un tohu-bohu à la grecque où viennent se confondre émanations des fritures et celles des pots d’échappement…
On s’arrête sur une allée pour bus, éprise de compassion, donne une pièce à une vieille mendiante édentée, achetons de quoi manger (sorte de feuilletés et de tourtes, puis du pain) et nous partons à la recherche d’un café internet que nous trouvons après moult indications erronées, nous passons devant une fresque en BD de Lucky Luke…en grec ! (les photos ont été prises avec mon argentique…donc il faudra attendre que je les scanne pour les voir !) et nous arrivons à un café où toute la jeunesse vient s’adonner au plaisir (… ?) des jeux en réseau.
Je m’habitue rapidement au clavier anglico-grec (mon père, point du tout… J), survole mes boîtes mail. Message de JM (youpi !), mamoune, lolotte….yes ! J’envoie un message collectif, mon père regarde ses comptes. 1euro. On repart.
On se perd dans les ruelles grimpantes et ondoyantes….on se reperd. On se rererererereperd. Finalement, on fera marche arrière pour récupérer l’autoroute.
En chemin, brutalement, en pleine descente, je demande à mon père de s’arrêter….j’ai vu un graf’ « ORIGINAL » sur un mur….je saute du camion en 2,2, dévale la pente, appareil en mail, et « clic ». Pour JM. Quand même ! Son festival aurait-il un nom en Grèce ??? :D
On repart, sous la chaleur.
On recherche désespérément un chemin pour manger. Aucune ombre à l’horizon….avant de trouver un chemin agricole, à l’ombre d’un figuier….je n’ai qu’à tendre le bras pour cueillir ce fruit….Défendu ?
On mange grec. Typiquement ! Les trucs achetés tout à l’heure, le tzatziki (un cadeau des dieux…), le pain, bizarre, mais bon, et le must du must….on n’sait toujours pas ce que c’est d’ailleurs….mon grec s’arrête à la transcription et à la prononciation. Un truc blanc, mou, mais qui se tient bien. 55% de sucre, du sirop de glucose et du…. ? Suspens. Un goût de résine de pin…c’est affreusement trop sucré pour moi…et pour le chien aussi ! Plus que 800g….
Je prendrai plus tard la route, mon père à l’arrière se faisant faire des papouilles par Vaironelle, et moi, seule au volant, avec Norah Jones pour compagnie (c’est pas mal, non ? Y’a pire qu’en même !), le soleil, le vent, l’immensité du paysage, la route désespérément droite, qui habituellement aurait été désespérément ennuyeuse , le l’était aucunement en réalité.
J’étais tranquille, de la musique, de la route, du soleil et des rêves plein la tête…
Attention. FRONTIERE. Ah ! notre 9ème frontière ! Des espagnols se font fouiller. Et nous…nous passons tranquillement ! Personne n’a encore fouillé le camion (si on peut appeler ça comme ça…pourtant il est plus que louche !), ni même vu qu’il y avait un chien…..
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