Road Trip to the ancestral Syrian land
Ce carnet de voyage retrace mon périple de France jusqu'en Syrie. Un périple qui s'est fait par la route, par des sentiers battus inconnus...lieux aux mille et une rencontres...ce carnet retranscrit mes joies, mes doutes, mes déceptions, mes rencontres...une expérience des plus enrichissantes.

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Album de la semaine :  « MTV Unplugged » Lauryn Hill

Chanson de la semaine : « Exit music (for a film) » Radiohead (album OK computer)

Photos de la semaine : Côte Dalmate – Senj - Dubrovnic

...the trip must go on ! ….

 

Nous sommes le dimanche 26 août 2007, et…en Croatie, après un passage très bref en Slovénie.

On se retrouve sur l’autoroute sans vraiment avoir eu le choix (les péages ne sont pas indiqués au préalable), un motard, dans son élan perd son paquet de clopes…Et nous…on fuse…et on finit très rapidement par se paumer dans les hauteurs croates où cette charmante population n’a guère dû voir dans sa vie de touristes (qui plus est..avec un si beau camion…)

Ce sont des chemins en terre…ou pavés de cailloux…que nous empruntons…c’est selon ! Autant dire qu’elles ne sont pas répertoriées sur quelques guides quoiqu’ils fussent excellents.

Je n’avais qu’à tendre le bras pour attraper toute sorte de feuilles (plus facile que la queue de Mickey…), autant dire qu’on était près de la nature ! J

Cependant nous y avons croisé des gens d’une courtoisie notable, surpris, mais courtois ! J

Un petit goût de Bavière et d’Autriche.

Toutes ces datchas qui n’attendent qu’une chose, les beaux jours…pour qu’y s’immisce un temps soit peu un brin de vie.

On réussit après quelques péripéties (cailloux entre les roues jumelées (moi j’aidais papa en lui crachant des noyaux de mirabelle dans le cou…), et autres) à rejoindre la route…quelques bonnes heures plus tard. Mais c’est alors qu’au moment même où l’on retrouve nos pas….que s’étend sous nos yeux une merveille…que dis-je ! Une splendeur !

  camion

Alors que les montagnes étendent leurs longs bras dans les méandres de la mer, cette dernière en profite pour se parer de mille feux et briller aux éclats sous les lueurs du soleil couchant…

Petit indice : cette route est longue de plus de 600km….600km de rêves…

On trouvera un petit coin sympa pour dormir. Et comme au bon vieux temps, PQ dans une main, boîte d’allumettes dans l’autre…et j’ai laissé se passer la nature…et remettre à la nature ce qui lui appartenait ! J

Lundi 27 août 2007 :

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Entre mes boutons de bestioles et les ronflements incessant et bruyant du paternel qui m’ont obligée à chercher mes boules quies…Nuit courte. Lever tôt. Je déjeune en route. On suit la côte….du bonheur. Je m’assoupis, rêve, me réveille, bâille, me frotte les yeux, filme, me rendors, râle, ris, parle…le train train !

Il fait une chaleur étouffante. 44°C.

P’pa décide de visiter Zadar. Moi, pas envie. Alors j’ai pris le clebs pendant 30min et l’ai emmené dans des endroits spéciaux pour des photos…spéciales..Ensuite j’ai fait cuire des mirabelles (mamie et papy savent comme j’en raffole ! D’ailleurs…si en ce moment ils savaient à quel point ils me manquent…) et mis sur mon ordi les photos prises.

Sur le chemin on s’arrête faire le plein d’eau et je mange ma plâtré de mirabelles ce qui me vaudra un mal de ventre fabuleux. Ah ! trop de gourmandise tue la gourmandise ! J

Un incendie est passé par là et a ravagé toute la végétation côtière. Malgré cette consternation, mon œil fut ravi du contraste eau turquoise/arbres carbonisés…

Evidemment, il fallait aller goûter à cette eau si séduisante, si attrayante, si tentante, si plaisante, si affriolante, si alléchante pour tous mes sens…avec une énorme pensée pour vous…en France pour la plupart…assis derrière un ordinateur, ou en train d’éplucher des patates dans une sombre cuisine par un froid d’hiver, ou même en train de regarder tomber la pluie par la fenêtre du salon…ou je ne sais encore…

Un pied….puis un 2ème ….(oui je n’en ai que deux…), elle n’est pas si chaude qu’elle n’en a l’air…Petit à petit, « Marie la brave » se lance. J’esquive oursins et rochers tranchant…avant de m’engouffrer dans cette eau…si claire…un don du ciel…et je m’abandonne aux plus doux plaisir qui nous ait été donné par la nature… : je me retourne….personne aux environs….alors j’enlève d’abord mon bas de maillot de bain (bain qu’il fusse beau !) …une jambe (« d’abord la jambe droite…puis gauche »), puis l’autre….je me retourne…toujours personne ? chic chic ! Allez hop ! le haut ! C’est là. LE VRAI BONHEUR. Les arbres brûlés remplacent à merveille cocotiers et autres palmiers, les rochers le sable blanc…pour le reste..c’est idem. Une eau calme, transparente puis turquoise…

Mais il est déjà temps de repartir…une bonne heure plus tard. Le bonheur réside dans la parcimonie… ;-) !

SPLIT ! NOUS VOILA ! Je savais que tu nous attendais ! 2ème ville du pays…au 1er abord, rien de vraiment attrayant : usines, industries, usines, maisons, industries, immeubles, usines, immeubles…Mais alors qu’on suit le panneau « Centra », on tombe sur des fortifications…ça devient intéressant…

On se gare au détour d’un parc…Et devant nos yeux stupéfiés, je dirais même mieux ébahis, s’étale une ville…qui s’est formait à l’intérieur d’un palais ! Une pure beauté, une magnificence, une somptuosité…gorgée de surprises ! Elle est en plus mystérieuse…Au coin d’une ruelle, c’est un mélange de gothique, de romain et de renaissance qui se côtoie à merveille. On déambule dans ces petites ruelles sinueuses et pavées, où quelques bas reliefs, piliers ou autres sculptures nous rappellent que nous nous trouvons dans le palais de Dioclétien. C’est la joie de se perdre dans un « invraisemblable dédale, lever les yeux sur un péristyle digne des Césars, pénétrer dans le mausolée d’un empereur romain, croiser des sphinx importés d’Egypte, s’asseoir à l’ombre d’un campanile roman, boire un café dans un temple antique. Flâner dans le vieux Split, c’est suivre le fil de 2000 ans d’histoire. Imaginez un immense palais romain abandonné, peu à peu envahi par la population qui y construit ses maisons. Ainsi grignoté par le temps, l’ancien palais de ne devine plus qu’ici ou là, au détour d’une ruelle, au dessus des étals du marché, à la sortie d’un souterrain…Mais quelle surprise alors que cet étonnant mélange où palais vénitiens, architecture autrichienne et bars branchés ont investi le monde romain ! ».

Il est 19h environ quand on reprend la route pour Dubrovnic. On s’arrêtera en chemin, sur un peit parking vide…en terre..D’un côté la plage, en contrebas, de l’autre, de vieilles usines noirâtres désaffectées. Belles photos en revanche avec le coucher de soleil. Contraste.

On croise des savoyards, ça change du croate ! On mange tranquillement et dans la bonne humeur. Les nerfs se détendent, plus lâchent ce qui donne un savoureux mélange de rires et imbécilités diverses et variées, sans aucun sens apparent. Mais ça fait du bien ! Ne faut-il pas rire au moins 10min par jour ? J

Et voilà, après ces quelques paginettes bien sommaires ma foi. Il est 22h20, je vais rejoindre Morphée et mon père…Sans oublier de prendre en passant..mes boules quies…A domani !

Mardi 28 août 2007

Bon, dire que nous nous sommes levés tôt relèverait de la redondance…

Petit déjeuner sur les marches du camion. On accroche sur le rétroviseur des savoyards un sac de mirabelles et on file comme le vent pour Dubrovnic, la Venise Croate.

Ce n’est pas que ces paysages me lassent à m’endormir…mais plutôt ces dures nuits à batailler contre moustiques et ronflements m’épuisent.

On se fait arrêter car nos feux sont éteints. Rien de bien méchant, grâce à un soupçon, un temps soit peu de diplomatie…

On déniche un petit chemin menant tout droit à cette eau turquoise qui nous tend les bras…un cadeau empoisonné…D’oursins !

 

Mon père y lave son linge et sa vautre littéralement sur le bord, pendant que je fais connaissance avec un somptueux papillon alcoolique. Oui. Qui a déjà vu un papillon finir son vin italien dans un verre à ballon ? Ha ! Coincé !

 

On croise une charmante famille croate (merde..les cons…y connaissaient le chemin ! J ). On déjeune avec vue directe sur la mer et les îles montagneuses alentours. Petite tranpouille après engueulade et on repart.

Il fait une chaleur à crever.

Je m’endors. Avant de faire de même, mon père s’arrête (oui…il vaut mieux…) près d’un petit port très coquet. Pendant qu’il fait une sieste, jambes à la fenêtre, j’écoute la compil que j’avais faite à JM, bien réussie d’ailleurs !

Vingt minutes plus tard, on est reparti. Dubrovnic est à nos pieds. C’est d’abord une ville du littoral avec ses usines et ses immeubles qui s’offre à nous, avant qu’elle daigne nous dévoiler ses vieux quartiers…(Stari grad), forte de ses remparts, Dubrovnic nous ouvre les bras.

Un petit bijou.

« Perchée sur un rocher, ceinturée de hauts remparts baignés par l’Adriatique, l’ancienne Raguse est considérée comme l’un des joyaux du Patrimoine architectural mondial. Dramatiquement éprouvée par la dernière guerre, elle a retrouvé toute sa splendeur. Ruelles étroites à l’ombre bienfaisante où dansent les fils à linge, kaléidoscope des parasols des cafés, petites places fleuries aux pavés doucement lustrés, lui confèrent une atmosphère toute méditerranéenne. »

 

Cependant…malgré tout…un inconvénient. J’aurais du visiter seule….mon père râle…je prends trop de photos, qui plus est, pas toutes à son goût.

Bruno du 6ème continent m’appelle alors que je descendais de petites marches en pierre. Pour une mauvaise nouvelle en plus…Lyon ne m’achètera pas de photo….

Bref, on finit de déambuler pour remonter au camion. Direction le Monténégro après une très belle manœuvre de mon père, qui tenta de sortir de sa place de parking, avec 2 Mercedes qui lui collaient devant et derrière…

On laisse derrière nous le soleil qui se cache derrière les remparts de la ville…A bientôt Dubrovnic. Je n’ai pas percé tous tes secrets…

Petite halte au Liddle pour quelques provisions. Petite surprise : coup de fil de Roland. Ils sont tous aux vendanges dans le Beaujolais….et je manque à l’appel ! Ca m’a beaucoup touché cette petite attention. Forcément, je n’ai plus de crédit…la communication est rompue. P’pa me prête son portable pour envoyer un message à François. J’les aurais quand même bien faite ces vendanges…

Il est 19h30 (heure française) pourtant le soleil est bien décidé à aller se pioter.

Nous on passe la frontière monténégroise….à bientôt la Croatie ! Grâce à toi j’ai pu rêver…et plonger mes yeux dans le bleu intense de ta mer…


Publié à 02:39, le 2/10/2007
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