Road Trip to the ancestral Syrian land
Ce carnet de voyage retrace mon périple de France jusqu'en Syrie. Un périple qui s'est fait par la route, par des sentiers battus inconnus...lieux aux mille et une rencontres...ce carnet retranscrit mes joies, mes doutes, mes déceptions, mes rencontres...une expérience des plus enrichissantes.

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TURQUIE

Turquie 

 

Album de la semaine :  Nina Simone (compil jazz)

Chansons de la semaine : « Manu » Renaud ; « Variations sur Marilou » S. Gainsbourg

Photos de la semaine : Aspendos, Aphrodisias, Assos (Barhamkale), ......

...dernier pays et non des moindres ! ….

 

Samedi 1er septembre 2007 :

Attention. FRONTIERE. Ah ! notre 9ème frontière ! Des espagnols se font fouiller. Et nous…nous passons tranquillement ! Personne n’a encore fouillé le camion (si on peut appeler ça comme ça…pourtant il est plus que louche !), ni même vu qu’il y avait un chien…..

En Turquie c’est de postes en postes que nous nous baladons, les militaires nous faisant des coucous dans la zone franche, ne sachant les prendre pour un stop ou une marque d’amitié..Aucun problème pour rentrer en Turquie, le tampon s’obtient facilement, même s’il a beaucoup de passage « en caisse ». Mon père reprend le volant. Le vent souffle fort.

Je n’suis pas d’avis à dormir dans la pampa suite aux recommandations de M. Thibon. Mais mon père est bien décidé, et la nuit nous a pris de court…et à vrai dire, je n’avais pas vraiment le choix. On va dans un champs, non loin de la route. Je suis épuisée. On dîne et on ne tarde pas à se coucher, je ramène mes effets personnels à l’arrière, met au cou le médaillon de mamie, parle à « Dame Lolotte » (petite poupée à soucis de Charlotte) et tente de m’endormir malgré la furie du vent.

Dimanche 02 septembre 2007 : (jour à noter d’une pière blanche ! pas d’engueulade !)

Dur le lever…Alors que je prenais des photos du bel horizon (en petite tenue…), un tracteur passe…ralenti…ses occupants étant plus concentrés sur ma paire de jambes que sur leur chemin à vrai dire…et à dire vrai, je ne m’attendais pas à voir quelqu’un passer sur ce chemin !!

On prend la route pour le détroit du Bosphore, les Dardanelles, février 1915, Churchill…tout ça tout ça quoi ! Le vent nous pousse pour nous faire avancer un peu plus vite, il est assez puissant.

On s’arrête pour faire le plein d’eau près d’une route et d’un marchand de fruits et légumes qui dormait là…sur un canapé… ??!! On l’a remarqué longtemps après, quand on a vu une paire de chaussures dépasser de la couverture…

C’est à Eceabat que nous avons pris le ferry pour aller de l’autre côté de la Turquie.  Les distributeurs ne veulent pas nous donner d’argent…mais on a pu payer en euro. C’est 20€…et le comble c’est qu’on a du batailler avec notre ferraille pour que le total soit au final de 19,75€…après d’âpres discussions, nous avons réussi à avoir nos billets.

En attendant, on veut me vendre parfums et friandises, mais pour une fois, et c’était bien vrai…je n’avais pas un copeck ! Seulement quelques dinars tunisiens…souvenirs de juillet…

Je sens déjà le regard du sexe opposé se poser sur le moindre morceau de chair dépassant de ma tenue….et pourtant, j’ai du abandonné ces belles petites robes d’été !

A bord, le vent souffle tellement fort que j’ai de la peine à tenir mon stylo, quant au jeune homme qui me fixait devant moi avec insistance, cela ne me troublait guère dans mes récits. On m’offrit un thé…c’est assez facile avec des cheveux longs et un sourire ! Il n’a guère insisté à me le faire payer…

Pendant que touts les enfants s’ameutaient autour du chien verron, mon père fanfaronnait ! un fanfaron...fanfaronne 1/2 ! (avis aux connaisseurs...)

Le trajet fut bref, agité, froid. Nous sommes partis manger 20 km avant Troie, au bord de la mer.

J’ai mis mon premier pied en Asie à 11h20 (heure française).

La suite est assez typique de notre voyage….

Alors qu’on empruntait chemins poussiéreux, pavés, « nid de poulés », nous découvrîmes la vie paysanne turque et sa gentillesse. Toujours un petit signe de courtoisie, un geste, un sourire, un mot…Nous sommes aussi allés en direction d’une zone militarisée, où nous avons vite fait marche arrière…Quelques minutes dans un champs de coton, un camion passe avec son énorme nuage de poussières qui s’agrippe à lui, je suis crépie.

Après avoir eu peur de me déplacer une vertèbre grâce à la conduite musclée de mon père, des paysans nous font de grands signes, on a cru qu’ils nous demandaient un coup de main pour les champs..et mon père me lance : « et si on allait les aider ? ». Après quelques secondes d’hésitation, je lui rétorque : « Chiche, pourquoi pas ? ». Et hop ! Demi-tour, écrasant sur notre passage buissons et débris de blé. C’est dans un nuage de poussières que nous arrivons à eux, et à notre grande surprise, ce n’est pas de l’aide qu’ils attendaient, mais notre arrivée. Ils nous ont offert des tas et des tas de fruits et légumes ! Si ! Des pastèques juteuses, muries au soleil du sud, des piments plus fort que jamais, des micros poivrons vert et jaune fluo, et de bonnes aubergines bien moelleuses…..oh ! Diantre ! J’allais oublié ! et des concombres….mhhhh !!!

On n’en croyait pas nos yeux ! Je leur sort un petit : « Tesekkur Ederim » (merci beaucoup. Mot que mon père n’arrivera jamais à prononcer…héhéh)., à leur grande satisfaction ! Quelques mots turcs contre quelques uns en français. Mon père leur offre en échange bières et vin. Vive les échanges internationaux !

Je fais des photos avec mon sigma, puis 2 avec mon polaroïd, dont une pour eux. Echanges d’adresses, et il appelle un collègue à lui prof à l’université qui tâte quelques mots de français, et à qui il a fallu parler…vous savez ma passion pour le téléphone…

Les dames ont un sourire radieux et des yeux pétillants. Quelle joie !

Ils me demandent si je parle grec ou bulgare, ou turc….non…désolée…seulement anglais, allemand, arabe, espagnol, français, russe….héhéé.

Ravie d’avoir fait leur connaissance. Une rencontre aussi impromptue que celle des kosovars. Tiens, comment vont-ils eux ?

On reprend nos petits chemins poussiéreux agricoles, traversant villages et champs où les femmes aux couleurs chamarrées sont d’une beauté inestimée, où les vieux à la terrasse d’un café nous jettent des regards emplis de surprise puis de bienveillance avant de nous lancer un geste d’accueil et d’amitié, où les enfants rient et courent près des routes, où les chèvres grimpent aux arbres pour attraper les feuilles à la chaire plus tendre….un monde insoupçonné, et pourtant, qui m’est très familier.

Un enfant jette son jouet sur la route, n’ayant pas vu notre camion arriver à vive allure (note : oui, notre vitesse reste la même sur tout type de route), va pour le récupérer, mais sa famille était là pour le lui en empêcher. A leur plus grande surprise, mon père s’arrête, pour que l’enfant récupère son jouet. Leur visage se sont littéralement transformés, passant de l’inquiétude voir de la peur, à de la plus profonde gratitude. Un petit moment simple, difficile à retranscrire par des mots…juste des regards pour retranscrire les sentiments… et je me dis que la vie vaut la peine d’être vécue, au moins pour le sourire de cette famille, et cette sincérité dans ces yeux.

On s’arrête aussi à Alexandria-Troya, c’est en fait des champs de blé pour la plupart où l’on retrouve des colonnes de granit couchées, ou des tours d’une autre époque, des sites qui commencent à peine à être fouillés, et des cailloux qui font la joie du paternel, tel un gamin devant une vitrine de noël aux mille et unes illuminations….

Et c’est ainsi que nous traversons la campagne turque.

On retrouve la mer en fin de soirée pour y faire trempette, pour y jeter le chien (qui n’était pas vraiment pour…) et pour manger une délicieuse ratatouille faite par mes soins !

Je m’octroie une pause clopinette, la 1ère d’ailleurs, mais l’endroit s’y prêtait…couchée dans le sable….à droite, les torches d’une « payotte » éclairent timidement la plage, je tourne ma tête de l’autre côté, les illuminations de nouvelles résidences côtières ne me captent pas plus l’attention, en face…la mer…où flottent quelques lumières venues d’un lointain navire….et moi, seule, dans le noir profond de cette douce nuit de septembre…je lève les yeux au ciel aux étoiles infinies et m’envole pour le pays des rêves….

Lundi 03 septembre 2007 :

Levée avant mon père, je me prélasse sous la douche pour me laver les cheveux. J’ai mal dormi. Les moustiques m’on sauvagement attaqués, les ronflements du père n’ont qu’amplifié ma surdité, et ma tête, pas d’une propreté exemplaire m’a gratté la nuit durant…Mais un petit déjeuner complet face à la mer efface tous ces petits désagréments…

En chemin on s’arrête dans un champ  d’olivier pour refaire le plein d’eau. Pas assez de pression, ça se fera par bouteille d’1,5L….pour un réservoir de 200L….Un paysan et son tracteur s’arrêtent, sans doute pour l’eau aussi, et c’est dans un invraisemblable charabia de paroles et de gestes qu’on tente la communication…En vain…la seule chose qu’on a compris, c’est que c’était ses oliviers, et la chose que j’ai le plus compris, c’est qu’il me faisait des avances dès que mon père tournait le dos ! Très tactile ce con ! Et mon père, tout fier de lui montrer sur une carte notre périple….manque de bol, il la voulait…la carte. (on en est même venu à se demander s’il savait s’en servir puisqu’il la « lisait » à l’envers…). Bref, on se retrouve sans carte.

On continue sur nos petits sentiers pour arriver à Babakale, avec sa forteresse, son petit port, son cimetière face à la mer, son café…On tente de continuer par un chemin montagneux, mais à mesure qu’on avance, le chemin se rétrécit, se raidit….là…je dis STOP ! Moi qui m’agrippais déjà tant bien que mal sans trop rien dire…là je dis NON ! J’imagine les titres des journaux turcs locaux : DIVERS «  Suicide d’une falaise en famille »…Imaginez vous seulement les sentiers montagneux…avec un 4t5…

Bref, marche arrière. Il faudra faire 9km pour reprendre la bonne route. Direction ASSOS. « En venant du nord, la route file sur un grand plateau aride et désolé, peuplé de chèvres brunes, noires ou blanches. Entre les murets d’épineux et de pierres sèches des pâturages, des bergeries apparaissent ça et là, petits dômes de granit coiffés de branchages, telles des cases au milieu d’une savane…Puis on rejoint la côte, et les puissants murs d’enceinte de l’acropole d’Assos se découpent sur le ciel. Perchées au sommet d’un piton rocheux (238m), plongeant dans la mer, les ruines antiques veillent sur le village médiéval de Behramkale, installé en contrebas. La vieille mosquée ottomane détache sa façade claire de la montagne »….et des villas colorées…

 

 

On gare le camion en bas de la vieille ville et commence l’ascension ensemble avant de vite se séparer. Je suis mieux seule. Pour découvrir, marcher, photographier, rêver…

Des vieilles femmes assises près de leur chaumière aux couleurs chatoyantes, des grands-pères adossés au mur ou s’appuyant fermement sur leur canne, des enfants dévalant la pente sous l’œil attentif de leur mère….voici Assos !

Des vendeurs forment une dentelle autour du sentier pavé qui sillonne le village, et les vieilles édentées tentent de vendre grigris et broderies.

Je ne sais pas ce qu’il y avait ce jour là, mais une cérémonie à la mosquée venait de se terminer et les personnes concernées étaient vêtues de leurs plus beaux apparats…peut-être une cérémonie de circoncision, mais je n’en mettrais pas ma main à couper.

Cette visite en solitaire fut des plus agréables, même sous cette chaleur.

On descendra plus bas en camion pour voir le théâtre, avec « tante yéta » derrière nous…  « Türkçe bilmiyorum !! ». On descend encore avant de se faire jeter, pour faire un demi-tour et passer devant un petit pont tout mimi en ogives.

Sur la route, nous nous sommes arrêtés à un café internet (youpi ! un mail de bruno qui veut m’acheter des photos !! youpi !). (Ah oui, j’ai réussi à retirer des sous). La pression a explosé entre le paternel et moi. Bah….ça ira mieux demain ! Inch’allah… Pas un mot, je bouquine. C’est toujours plus intéressant. On se pose face à la mer, à Ohren. Petite balade avec véronichette, bouquin, et dodo.

Mardi 04 septembre 2007 :

Petit déj sur les marches du camion. Des turco-belges viennent taper la causette.

On va à Bergama. En chemin, on aide un bonhomme qui se veut parler allemand…no comment. Il était embourbé, on l’a tiré de là. On a fait notre BA pour la journée quoi !

On arrivera à Bergama assez tôt finalement, fin, vers les 10h. Je voulais monter à l’acropole à pied par la vieille ville, ce qui n’était pas au goût de mon père. On est monté en camion. 10YTL de parking et 20 pour l’entrée. Super. Sans le vouloir, on s’est vite séparé. Sans mot dire. Ce qui montre bien mon (notre ?) désir solitaire de découverte. A ma grande surprise, Vaironelle m’a suivie partout. Je lui ai offert en échange toute mon eau…

Bergama…que dire…GRANDIOSE ! Je crois avoir foulé chaque cm² de l’acropole, le poids du soleil n’en était pas un pour moi. Je me réfère au guide…  Des forteresses renforcées de tours ; une vue sur l’immense lac formé par le barrage (Yann Arthus Bertrand ? Je n’ai rien à lui envier du haut de ma colline ! héhé), le temenos d’Athéna (vaste esplanade battue par le vent), panorama époustouflant (1er plan : le théâtre, arrière plan : la ville) ; allée pavée : voie sacrée, ruines des palais royaux d’Eumène II et Attale 1er, arbres et buissons fleuris de vœux en papier noués aux branches, temenos de Trajan en marbre blanc étincelant, colonnes corinthiennes, voûtes

remarquables, fronton reconstitué….et le théâtre….VERTIGINEUX ! 78 gradins, qui frôlent le vertical, 50m de haut… En tout cas, je ne suis sans doute pas la seule, mais pas loin, à être descendue puis à avoir regravi les marches de ce théâtre vertical !

Et j’en passe…

« La route de Pergame traverse une plaine desséchée, long trait d’asphalte poussiéreux encombré de gros camions poussifs. D’usine en usine, on a l’impression d’un désert sacrifié à l’industrie et on commence à regretter d’avoir quitter la côte. L’arrivée à Pergame n’est pas plus engageante : la ville s’est considérablement développée depuis une dizaine d’années et avant d’atteindre le centre il faut suivre une enfilade d’immeubles construits à la va-vite. Mais autour de la place Atatürk, l’atmosphère est tout autre : animée, colorée, accueillante, et le charme est enfin au rendez-vous. Par là, le quartier du bazar et du marché couvert avec ses innombrables quincaillers ; plus haut, le dédale fleuri des ruelles de la vieille Bergama, et au sommet de l’imposante colline qui domine la ville, l’acropole dessine ses ruines… »

Ah ! j’avais oublié ! Ce matin, en nous garant, nous avons fait la connaissance d’un bon vivant édenté qui aurait été heureux de m’avoir pour femme….mais bien sûr, j’avais failli lui proposer…bref. Il nous offre une tournée de thé, puis une deuxième (j’omets le fait qu’on ne se comprend que difficilement…). Oui..on se reverra, tout à l’heure !

 

 

Rouge écarlate et en sueur, je reviens au camion, fière tel un explorateur, de ma tâche. Je reprends mon souffle.

On se gare en ville, et à peine 2km plus loin, on nous aborde en plusieurs langues…oui…promis, on viendra boire un coup chez toi ! Pour l’heure, on retourne chez le 1er gus. On jette un œil sur la basilique rouge. Je propose un chemin (le bon), mon père me dit que non….on verra ! J Ah bah au final, on a découvert plus de ville ! Rien de bien méchant….

On le retrouve le bon vieux bonhomme édenté au rire railleur….thé…thé… rires. Des amis étaient là. C’était jovial. Mon père voulant retourner au camion, je lui suggère les ruelles de la vieille ville hautes en couleur et en vie. (enfin je décide d’une partie de notre périple !). Il s’en lassera vite, m’abandonnant à mes passe-temps favoris : découvertes solitaires, photos, émerveillements & rencontres impromptues. Ce fut le cas. Des enfants ravies de prendre la pause m’accostaient à chaque coin de rue, tandis que je traquais le moindre pan de mur attrayant pour mes sens, le moindre instant de vie à graver d’un clic….  « Un adorable petit village, sur les pentes de la colline de l’acropole, comme isolé du reste de la ville, semble ne pas avoir suivi le cours du temps. Ce sont de modestes demeures aux peintures colorées, plutôt défraîchies, qui ont gardé leur âme. Un peu de vigne vierge, de rose et de jasmin, quelques linges séchant au balcon, des mobylettes et des mômes dévalant les rues et des mères attelées aux tâches quotidiennes. Le décor est planté. »

Le voyage commence vraiment à être intéressant…Alors que je finis par rentrer au camion, (plus de place sur mes cartes mémoires…), plus d’enfant agrippé à moi…on m’attend pour discuter et boire du thé…turc ! à plusieurs endroits de la ville. Finalement on ira chez notre copain d’à côté, pas l’édenté, mais le polyglotte ! héhé. On entre au frais dans une maison « grecque » aux couleurs sombres « aubergine » tapissée de kilims et de coussins. Une bière (fraîche !) nous est gentiment offerte par un jeune homme qui n’a rien à envier aux yeux de Gad Elmaleh ! On papote, on papote, l’heure tourne, mon père s’impatiente un peu, mais moi, je suis bien, je serais même restée manger s’il n’avait pas plusieurs fois décliné l’offre ! Je me console à jouer avec la jolie « Chance », chienne du chasseur. Ils sont adorables comme tout. Je nettoie la plaie d’un des leurs, on prend tous une photo, échange d’adresses et embrassades…mon père me fait part de ses sentiments, j’en pinçais pour les yeux bleus ? ah ?..

On s’en ira, oh, juste au bord de l’eau, la nuit étant déjà tombée.

Mon père ronfle, les chiens aboient, la caravane ne passe pas (…), mes yeux picotent de plus en plus violemment….Iyi Akşamlar…..

Ps : c’est la 1ère fois que j’entends parler de « racisme » ici. Je cite notre ami polyglotte : « faites attention aux turcs noirs, pas aux blancs, nous on est des turcs blancs, mais aux noirs. Comme en France non ? » (traduction : Marie Julliard. J). Je suis restée scotchée.

Mercredi 05 septembre 2007 :

Oh, pas mal dormi ma foi, malgré les clebs. Le paternel commence déjà à râler….casque sur les oreilles je télécharge mes photos sur mon ordi, tout en me prélassant….dans mes oreilles chantonne ce charmant Mano Solo…ça me laisse un peu de répits. De toute manière, une fois terminé, je me replonge dans mon bouquin et le dévore.

On s’arrête au Kipa (supermarché) pour chercher une carte routière. Il aboie. L’ambiance ne dégèle pas. On fait quelques courses et je vais demander à l’accueil où il est possible de trouver une carte. Barrière de la langue…

PUTAIN DE MOUCHE !!! LAISSEZ-MOI FINIR D’ECRIRE !!!! BORDEL DE ….. !!!!

Je reprends….

Donc, je disais, barrière de la langue. Finalement, je repartirai avec un ensemble de magazines sur les régions turques…C’est toujours mieux que rien. On repart. Une dame et sa fille sur une charrette tirée par un vieux cheval fatigué nous demande de quoi manger, mon père leur donnera ses palets bretons.

Sur la route je lis : « Turizm Izmir », hé ! Peut-être ont-ils des cartes ??? J’y vais. Bouge pas. « merhaba ! Do you speak english ? Yes ? »…ce oui se révèlera vite comme étant un oui de courtoisie…après une conversation gestuelle, il finit par me montrer mon chemin sur une carte murale où étaient représentées les régions à fromage, à oiseaux, à fleures, à ce que vous voulez…Avec un peu de patience et une attention maximale, le plus jeune des deux comprit. …YES ! Et là, je vais reconnaître les sempiternelles hospitalité et gentillesse à la turque. Le patron lui file un billet pour qu’il court me chercher une carte et en passant…qu’il nous prenne 2 thés…pas de commentaire…avant de trouver cela en occident ! dites le moi ! En attendant, la communication s’établit à coup de sourires, de mots bredouillés et de tentatives turques. Quand il a su que je partais pour Alep, il m’a offert un gros grigri qui tapissait le mur (je n’irai pas jusqu’à dire « ornait »…) fait de perles de rocailles, représentant une femme embrassant une rose, avec des inscriptions ici et là (« Mehmet Kaya Izmir Seyhat. Özgürlükmü Istersin ölumümü »), d’une beauté absolue…le coucher de soleil et le cerf violet….ça vous dit quelque chose ? mais le geste n’est plus que remarquable, j’en suis vraiment touchée.

Je remonte dans le camion, fière de ce petit deal.

Direction Ephèse. On trouve un coin d’ombre sous un arbre, un peu plus loin que le parking, assez loin pour que quelqu’un nous dise que ça ne va pas…forcément…on a pas à payer le parking…on bougera plus tard, du moins, après avoir concocté une super sauce pour les concombres. On a mangé des köfte (boulettes de viande) et des légumes.

J’étais tranquillement assise en train de lire scrutant de temps à autre le paysage aride où le vent faisait danser les bush de journal et faisait valser la poussière, quand mon père décida de se garer plus loin. Il se trompa de route (il n’a encore pas voulu m’écouter). Puis on revint sur nos pas. Entrée 10YTL. Nos chemins se sont vite séparés. Appareil photo et guide en main. Je partis à la découverte de ce somptueux site. J’y ai rencontré des germano-turcs fort sympathiques. J’ai quand même remarqué les regards du turc..que je n’arrive pas à m’ôter de la tête….on a fini la ballade ensemble. Le plus agréable fut mon retour au camion. J’étais seule, Vaironelle m’ayant rejoint, dans mon sillage, tel un chien obéissant….mouarf mouarf…le soleil du soir redonnait vie aux vestiges antiques…et moi, moi et mon âme « d’aventurière », je déambulais dans ces rues pavées de marbre qui montraient toute leur richesse sous les feux de l’hélios…., le cœur ampli de bonheur…

« Ephèse est sans doute le site antique le plus fréquenté de Turquie, été comme hiver. Ces dernières années, près de 2 millions de visiteurs ont déambulé entre ses ruines. Autant dire que vous ne serez pas seul…comme au temps où la cité comptait 250000 habitants au 2ème s. de notre ère. Imaginez-vous donc au milieu d’une foule de commerçants ou de notables en toge et votre visite n’en sera que plus réaliste ! Car Ephèse est l’une des villes antiques les mieux conservées. Fouillée dès 1869, elle a retrouvé la plupart de ses rues et de ses bâtiments. Tout y est : hôtel de ville, boutiques, habitations, latrines publiques. Cité de marbre blanc, étincelante sous le soleil, Ephèse raconte, comme un livre de pierre, ce qu’était la vie quotidienne au temps des grecs et des romains. Il faut aussi s’imaginer l’éclairage public !!! ».

Jusqu’à ce que les hurlements de mon père m’extirpent de mes rêveries.

On dépose un jeune couple de français en ville puis on se pose à un café internet. Puis direction Nysa, sur la route d’Aphrodisias. Avant de tourner, on croise un énorme carambolage, m’étonnerait qu’il y ait des survivants…

Bref, il fait nuit noire, nous prenons une route ascendante…pour finir sur un énorme parking d’un complexe hôtelier…personne ne nous dit rien…

Jeudi 06 septembre 2007 :

Quelle nuit mes amis ! Quelle nuit ! Marignan, Waterloo, Verdun…de la gnognote j’vous dis !

Cette nuit, Le moustique contrattaquait. Ce n’est pas n’importe quel moustique. Infatigable est ce moustique. Il n’abandonne jamais…jamais il n’abandonne ! Ce n’est pas le vulgaire moustique que nous croisons dans les faubourgs auvergnats..non. Ce moustique là peut vous percer et empoisonner la peau à l’infini (du moins, jusqu’à ce qu’une main habile ne l’écrase sans égard envers cette innocente vie contre une vitre, projetant alors aux alentours les ondes de sang précieusement récoltés par l’insecte indésirable). Je le qualifierai de miraculeux…( J). Il a ce don de te réveiller même par un lourd sommeil, à venir battre des ailes au dessus de ta tête (aucune chance alors de la voir, même lampe allumée, le temps que tes yeux se décollent et ne s’acclimatent à la lumière….), te narguant en te susurrant aux oreilles sa douce mélodie aillée et part scruter le seul bout de chaire fraîche et naturellement sucrée, le seul bout qui n’a pas pu s’emmitoufler dans la grosse couette par 30°C en pleine nuit estivale, la tête sous un coussin….je suffoque….j’abdique. Je bats en retraite, et je lui livre mon corps. J’ai perdu une bataille, mais certainement pas la guerre !

Fin de l’épisode. 

Finalement, on demandera notre chemin, c’est la colline d’à côté (remarque, l’hôtel s’appelait aussi Nysa..). On s’arrête prendre de l’eau sur la place du village, je m’assieds au soleil sur une table en bois, et je dessine…

On trouva Nysa facilement. Merde, le gardien est là…on aurait pas payé sinon…héhé. Et en plus il me fait du charme…bhen on a rien gagné…super. Ils ont beaucoup les reconstitutions. Les appareils, voûtes…ne sont pas au goût romain…et si l’on s’approche on voit ici et là des suites de bribes de briques sans doute pour boucher les trous…Le théâtre a bien survécu aux caprices du temps. Nous y rencontrons deux jeunes gens qui s’avèreront être des frères (l’un étant nettement plus mignon que l’autre…..passoyons…). Ils faisaient des moules en silicone de bas relief pour faire des reproductions en plâtre et ainsi les exposer au musée. Ils m’offrent de quoi assouvir ma soif et on tente de discuter. Mon père s’éloigne et continue ses explorations. Un groupe d’allemands arrive et me prenne pour une turque travaillant sur les lieux, ils me demandent quel est l’objet de mon travail…et là, à la grande surprise générale, je lui réponds ce que j’ai expliqué précédemment… héhéh. On y aurait cru ! c’était assez jubilatoire. Echange d’adresses et ils me firent cadeau d’un talisman, de deux d’ailleurs. Merci.

Je pars à la recherche de mon père, que je ne retrouve pas…à la place, je me coltine les avances du gardien à l’affût…

 

Aphrodisias ? une simple et pure MERVEILLE. Vaironelle décide de partir visiter avec moi. Avec grand plaisir. Je n’sais pas pourquoi elle ne reste pas avec mon père, je n’sais pas. Mais en tout cas, elle est de bonne compagnie !

 

 

Le théâtre est splendide, le sol est encore ici et là marbré de dalles noires et blanches, les colonnes finement ciselées,

 

 

et l’Odéon ? un pur bijoux de marbre. Le stade ? quelle découverte ! Intact ! Enorme ! Immense ! Splendide ! Je foule son sol de terre qui autrefois accueillait sportifs et gladiateurs….beaucoup d’émotions. Je monde au plus haut niveau m’enivrant de cet air pur, de cette hauteur, de ce sentiment de liberté…

« L’image que l’on en garde est celle d’une cité immaculée, toute de marbre blanc aux reflets bleutés. Les fouilles, toujours en cours, sont moins avancées que celles d’Ephèse, mais Aphrodisias rivalise depuis longtemps avec la cité d’Artémis, tant ses vestiges sont remarquables, sous une atmosphère…magique…. ».

« La route d’Aphrodisias traverse une belle campagne verdoyante. Vaste plaine hérissée de peupliers, semée de coton, de vignes et de figuiers, elle s’étale au pied de la chaîne de l’Akdağ, dominée par le dôme imposant du Baba Dağli (2308m), gros bonnet blanc qui émerge au-dessus d’un filet de nuages. Jusqu’au dernier moment les ruines d’Aphrodisias restent invisibles tant la plaine est plate. Le long de la route, c’est à peine si l’on distingue le contour du stade qui s’étire au milieu des champs. La découverte du site n’en est que plus émouvante et saisissante. Aphrodisias est bien le domaine de la beauté, elle ne vole pas son nom ! ».

On reprendra la route direction Heliopolis/Pamukkale. Dans la nuit, des rabatteurs nous emmerdent (sans aucune grossièreté, bien entendu), pour nous scander les merveilles de leur camping…ON EN VEUT PAS !!! Non de diu ! On se posera dans une carrière. La nuit fut des plus horribles. Impossible de dormir. On se faisait piquer par je n’sais quoi, la chaleur était étouffante. Je suis partie dormir sur les sièges à l’avant…Mais je me faisais toujours harceler….je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.

Vendredi 07 septembre 2007 :

Mon lever fut avant celui du paternel. Je déjeune, m’habille et pars pour la découverte d’un nouveau site. Savoir si c’est le soleil, le petit déjeuner, la fatigue…ou les 3 à la fois, encore est il que je n’étais pas au plus fort de ma forme…je vacillais…

L’entrée est à 5YTL, je n’avais que 4,95YTL (à croire qu’on le fait exprès…), forcément le gardien ne bronche pas, mais au bout de quelques minutes, il me dit d’entrer, je lui donne mes pécules et me les rend…va comprendre Jacquot….bon bah, après tout, pourquoi pas ! J’ai gagné au change !

Je croyais être seule face à cette immensité, dans ces herbes hautes et ces ruines, jusqu’à ce que des cars entiers de russes débarquent…mais ils ne m’ont pas trop gênés, ils étaient bien trop occupés à trouver la piscine du site…(cela dit en passant : 2h=9€)…

Les vestiges n’intéressaient guère les touristes, plus attirés par la piscine et les travertins (certes, pour ces derniers je les comprends). « Au milieu des collines arides apparait une étrange montagne, blanche comme la neige, lorsqu’on s’approche, on distingue une myriade de vasques scintillant d’une eau bleue pâle, à peine plus profondes que des assiettes, qui s’étagent comme un escalier géant, sur la paroi rocheuse. Pamukkale, le « château de coton » est une curiosité géologique extraordinaire, doublée d’un remarquable site archéologique car les eaux de Pamukkale sont chaudes et saturées en sels minéraux. Issues des entrailles de la montagne, elles jaillissent sur le plateau en une multitude de sources fumantes, qui en s’évaporant, déposent leurs sels sur le flanc de la falaise où ils se pétrifient. ». Pour ce qui est du site, il ne reste guère de choses. Le plus impressionnant étant le théâtre, construit sous Setpime Sévère (193-211). On reste saisi par la beauté de la cavéa toute de pierres ocres. Plus remarquables encore : les bas-reliefs, les niches du podium sont toutes aussi belles avec leur colonnettes torsadées. Hélas nous ne pouvons que descendre quelques gradins, et nous contenter d’admirer de haut. Ce qui m’a le plus agacée est le fait de ne pas être libre, libre de prendre un sentier plutôt qu’une route, de faire ceci plutôt que cela…Je n’étais pas à l’aise.

En rentrant, je dus être la seule à dire bonjour à un groupe de travailleurs, car ils m’ont immédiatement invité à collationner et prendre un thé. Avec plaisir.

Grand ménage dans le camion.

 Direction Termessos. J’ai roulé près de 200km. Musique, tranquillité étaient mes maîtres mots. Des paysages et des étendues sauvages magnifiques se déroulaient devant moi, alliant contrastes entre le ciel bleuté, les couleurs ocres de la montagne et le vert émeraude des plaines infinies. Des troupeaux de moutons guidés par leur berger et des femmes travaillant aux champs compléter ce tableau.

Dès le retour du paternel, la musique fut coupée et mes rêves s’effondrèrent….

La route montagneuse était mauvaise, certes, mais un camionneur m’a quand même félicité pour ma conduite ! Merci m’sieur !

Le site de Termessos était fermé. Nous avons continué sur Yeniköy (Nouveau village), pour retirer de l’argent et aller sur internet. 2 jours sans trop d’embrouilles, internet fut un sujet à discordes.

Un jeune turc, fort charmant ma foi(Marie…Arrête..), nous y conduira (un sourire aussi étincelant que ses yeux de topaze…MARIE STOP !), après avoir demandé ma route – en turc s’il vous plait…- à un jeune serveur (tout aussi charmant….), qui m’a répondu en turc….hum hum….J’avoue tomber bien fa


Publié à 09:11, le 1/2/2008
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mon pere emprisonne

Nous sommes le dimanche 02 decembre. je viens d`apprendre que mon pere est depuis plus d`un mois incarcer dans une prison en Bulgarie.

http://videos.tf1.fr/impression/86/74/0,,3638674-e0NIQUlORV9JRCBSVUJfSUQgVU5WX0lEIElCTF9JRH0gezE3NzE4NTIgMTc3MzU2NiAxIDYyMDAxfQ==,00.html

http://voyagemesaventure.over-blog.com/



Publié à 10:43, le 2/12/2007
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Grèce

Grèce 

 

Album de la semaine :  « La llorona » Lhasa

Chanson de la semaine : « A l’humeur de mèche » Babylon Circus (album Au marché des illusions)

Photos de la semaine : Pella – Kavala (argentique. Non available yet)

...encore un nouvel alphabet ! ….

 

Vendredi 31 août 2007 :

 A l’instant où j’écris, du haut d’un rocher inconfortable et tranchant, l’eau de la mer Egée vient clapoter sous mes pieds….

Dire que la route passe tout près, que se profilent à l’horizon hangars, usines et autres, serait pour le moins inutile dans ma description idyllique, voire bucolique, de l’endroit.

Mais rajouter que, l’eau est claire comme de l’eau de roche, le ciel Graboune (…), le vent doux et le soleil sur le point de se coucher….serait alors plus opportun.

Nuit mouvementée, faim assouvie, nous revoilà partis.

A la frontière « UE passenger » oblige, on grille tout le monde pour ne montrer que très légèrement nos passeports…vive l’UE…héhéh. Et nous voilà encore dans un autre pays, avec encore un autre alphabet. Bienvenus en Grèce ! Youpi, j’ai fait et du grec et du russe…ça tombe bien dans les pays qu’on traverse ! Bien utile. Au moins pour les indications.

Pas folichonne cette partie de la Grèce. Plate. Terrain en friche. Maisons abandonnées.

On s’arrêtera manger à l’ombre d’arbustes aux alentours d’un champs de maïs. Plus tard je reprendrai la route pour Pila. Il fait + de 35°C à l’ombre, pas de vent. Grosse transpiration.

On s’arrêtera pour visiter Pila. Un beau tas de ruines qui nous vaut 9 euro. Le site ne vaut pas vraiment le détour, en revanche, le musée mérite le coup d’œil. Des statuettes en bronze, en terra cota….des bijoux, des mosaïques, des bustes….de belles trouvailles datant pour la plupart de l’époque helléniste.

 

La chaleur est accablante.

On reprendra la route. L’autoroute est gratuite. Direction Kavala.

 

Dire qu’après dîner je sois allée faire un bain de minuit dans une eau proche des 30°C serait une faut stylistique, un non-sens, un manque de goût, un non respect de l’acte en lui-même…..je m’explique.

Je suis descendue près de la mer en prenant garde à ne point riper. Ma robe glisse doucement à mes pieds dans un bruit de froufrou, comme par magie..je me débarrasse de tout vêtement et sous-vêtements pour le moins encombrants, et m’approche….lentement…lentement…de cette belle inconnue….j’y dépose un orteil…puis y plonge un deuxième…trois, quatre..cinq…stop ! je m’arrête là (oui je normalement constituée…). Aucun frisson ne me parcourt le corps, seulement une immense satisfaction, une incommensurable réjouissance. L’air nocturne est exquis et je succombe d’exaltation dans ses bras…

Mon deuxième petit pied (je n’en suis qu’au deuxième pied…..promis, je serai concise… J ) ne tarde pas à faire son entrée, puis c’est tout mon corps, dans sa plus noble nudité qui s’engouffre lentement dans les profondeurs égéennes…Cette douce et enivrante sensation de liberté, de paix, de tranquillité, et de solitude….

MERCI.

Samedi 01 septembre 2007 : (bon anniv’ mon JP !)

Il est à peine 8h15, nous avons déjeuné et je suis partie me baigner….seule…mhhhhhhhh !

Nous prenons la route pour Kavala, il fait lourd, le temps est couvert. Il a plu toute la nuit.

3980,88 = nombre de kilomètres depuis le début…. !!!!!!

Kavala ? Kavala, c’est un tohu-bohu à la grecque où viennent se confondre émanations des fritures et celles des pots d’échappement…

On s’arrête sur une allée pour bus, éprise de compassion, donne une pièce à une vieille mendiante édentée, achetons de quoi manger (sorte de feuilletés et de tourtes, puis du pain) et nous partons à la recherche d’un café internet que nous trouvons après moult  indications erronées, nous passons devant une fresque en BD de Lucky Luke…en grec ! (les photos ont été prises avec mon argentique…donc il faudra attendre que je les scanne pour les voir !) et nous arrivons à un café où toute la jeunesse vient s’adonner au plaisir (… ?) des jeux en réseau.

Je m’habitue rapidement au clavier anglico-grec (mon père, point du tout… J), survole mes boîtes mail. Message de JM (youpi !), mamoune, lolotte….yes ! J’envoie un message collectif, mon père regarde ses comptes. 1euro. On repart.

On se perd dans les ruelles grimpantes et ondoyantes….on se reperd. On se rererererereperd. Finalement, on fera marche arrière pour récupérer l’autoroute.

En chemin, brutalement, en pleine descente, je demande à mon père de s’arrêter….j’ai vu un graf’ « ORIGINAL » sur un mur….je saute du camion en 2,2, dévale la pente, appareil en mail, et « clic ». Pour JM. Quand même ! Son festival aurait-il un nom en Grèce ??? :D

On repart, sous la chaleur.

On recherche désespérément un chemin pour manger. Aucune ombre à l’horizon….avant de trouver un chemin agricole, à l’ombre d’un figuier….je n’ai qu’à tendre le bras pour cueillir ce fruit….Défendu ?

On mange grec. Typiquement ! Les trucs achetés tout à l’heure, le tzatziki (un cadeau des dieux…), le pain, bizarre, mais bon, et le must du must….on n’sait toujours pas ce que c’est d’ailleurs….mon grec s’arrête à la transcription et à la prononciation. Un truc blanc, mou, mais qui se tient bien. 55% de sucre, du sirop de glucose et du…. ? Suspens. Un goût de résine de pin…c’est affreusement trop sucré pour moi…et pour le chien aussi ! Plus que 800g….

Je prendrai plus tard la route, mon père à l’arrière se faisant faire des papouilles par Vaironelle, et moi, seule au volant, avec Norah Jones pour compagnie (c’est pas mal, non ? Y’a pire qu’en même !), le soleil, le vent, l’immensité du paysage, la route désespérément droite, qui habituellement aurait été désespérément ennuyeuse , le l’était aucunement en réalité.

J’étais tranquille, de la musique, de la route, du soleil et des rêves plein la tête…

Attention. FRONTIERE. Ah ! notre 9ème frontière ! Des espagnols se font fouiller. Et nous…nous passons tranquillement ! Personne n’a encore fouillé le camion (si on peut appeler ça comme ça…pourtant il est plus que louche !), ni même vu qu’il y avait un chien…..



Publié à 12:39, le 3/11/2007
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MACEDOINE

Macédoine 

 

Album de la semaine :  « Sountrack Indigènes » Rmand Amar And Khaled

Chanson de la semaine : « U-Turn (Lili) » Aaron (album soundtrack Je vais bien ne t’en fais pas)

Photos de la semaine : Ohrid - Heraclea

...rencontres ! ….

 

(jeudi 30 août 2007) Après les formalités de passage, ils doivent subir notre vitesse de pointe. Les mômes en profitent pour nous faire coucou.

Le lac s’avère être ici très fréquenté par toutes les nationalités des Balkans, tout ça, sur fond de musique arabe… ?

On laisse Vaironelle au p’tit tou, qui la fait tourner et virevolter dans tous les sens jusqu’à épuisement….du chien…

Mon père, en grand discret invétéré, installe la superbe table en bois (de cagette ?) au milieu de la plage….et les gens…qui nous regardent avec des yeux de merlan frit. Les kosovars se sentent quelque peu gênés, rient gentiment, par courtoisie, nerveusement, et s’assoient, sans doute pour ne pas nous vexer ! J. Mon père et Bakem vont chercher de quoi manger et boire, pendant que moi…j’allais tâter l’eau…fort goûtue ma foi ! J Bonne, mais putride.

On déguste des bières macédoniennes (Skopsko) et une délicieuse part de pizza fine, molle, caoutchouteuse et non garnie. Après quoi je retourne à la flotte avec le père et la fille. Dont il m’est impossible de me souvenir de son prénom.

Avant de partir, échange d’adresses et d’au revoir, qui ne sont pas de trop.

Le p’tit aurait bien voulu garder le chien…

Ils étaient fort sympathiques, ça fait bien plaisir !

On part visiter Ohrid, à deux pas. Grosse galère depuis un moment avec tous les pays traversés. Non pas avec la lecture mais avec le manque de panneaux de signalisation…On se gare comme on peut, et on part à la découverte de la vieille ville et de ses nombreuses églises où y sont conservées de magnifiques fresques.

 

 

La chaleur est toujours omniprésente. Pour la dernière église visitées (qui se situe en pointe d’Ohrid, entourée par la mer), ou plutôt une chapelle, le monsieur parle français.

On finit la visite par un retour au point de départ…en barque ! J (mais rien est gratuit de nos jours ma p’tite dame !). Sympa la balade.  

Posée sur la marche du camion, je finis les mirabelles en recrachant ce qui les ont fait naître dans un amas de détritus.

On ne dormira pas en Grèce, mais juste avant, à Héracléa (origines communes avec Héracles ?), site archéologique avec mosaïques…le gars veut 10euro (2 personnes + photo) pour le tas de ruines. Je paie l’entrée à mon père et reste dans le camion. Il les appréciera peut être plus que moi je ne les aurais appréciées. Je tripatouille, farfouille, fait des prouesses…tentatives…foirages artistiques sur le camion..tout ça pour une photo. (si vous n’avez pas compris ce passage, c’est normal. Héhéh)

Mon père reviendra enchanté. On dort sur place, mais avant, on sort la table pour le festin ! J.

Dire que je suis allée me soulagée relèverait là encore de la redondance à ce moment du trajet.

Et c’est accompagné d’un magnifique chœur de chiens que je vais me coucher (en renfermant « Jeu de société » (nice work) de David Lodge)….et que je vais passer la nuit….

 

Publié à 04:14, le 20/10/2007
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Albanie

Albania 

Album de la semaine :  « The Doors in Concert » The Doors

Chanson de la semaine : « Old man » Neil Young (album Harvest)

Photos de la semaine : Albanie

...surprises ….

 

(mercredi 29 août) Ah ! L’Albanie ! Te voilà donc déjà ? Et quelles surprises tu vas nous dévoiler ! La taxe d’entrée est de 10 euro par personne. Mais on a un tampon ! ;-). Et là, mon père tel un gamin les yeux grand ouvert d’incrédulité est surpris par tout ce qu’il voit. Je lui rétorque qu’il n’a pas fini d’en voir…

Les charrettes, les scooters à 3 ou 4 places, les gamins à moitié nus errant dans la poussière des routes, faisant la manche, ou attendant on ne sait quoi près des routes avec leur parent. Les hommes au bistrot ou ameuté devant un évènement qui peut être sans intérêt, ou devant un accident de voiture, apparemment fréquents. Les chiens arpentant les rues à la recherche d’une bricole qui leur calerait le ventre vide, une circulation chaotique où la témérité est de rigueur, une poussière omniprésente, les bidons  sur les toits témoins de l’absence d’eau courante.

En montagne, c’est plus calme. Les grands-mères ramènent leurs chèvres au bercail, les chiens errent sur les sentiers battus, des familles vendent fruits, huiles et légumes au bord des chemins sinueux. A mon avis, il y a plus de vendeurs que de passants…On route sur une crête avec de part et d’autre le précipice et ces montagnes en arrière plan. Que du bonheur.

Un vrai « pays arabe » sans la joie de vivre. Les routes à 2 voies avec 3 voire 4 files de voitures (Mercedes pour la plupart), les gamins errant et les vieux qui laissent filer le temps accoudés au bar accrochés à leur soit disant dernier verre. Petite particularité : il n’y a « que » des marchands de meuble (où seules les façades des bâtiments sont achevés).

C’est à la sortie d’Elbasan, près d’une rivière que nous passerons la nuit.

Jeudi 30 août 2007 :

Cette nuit vers 4h de charmants jeunes hommes ont entonné des chants russes à deux pas du camion. Un régal.

Ce matin, alors que je me lavais à la rivière, le chien cherchait de quoi manger dans les détritus sur la rive, mon père lavait le linge, une voiture traversait la rivière ( ????) et des pêcheurs dignes de ce nom pêchait à la grenade…et récupérait les poissons un peu plus bas, munis d’une épuisette, pantalons relevés aux genoux…

Sur la route, face à notre désaccord sur notre position géographique mon père était à deux doigts de m’en tourner une… Autant qu’on en finisse tout de suite, qu’on arrive à Alep, que je voyage seule, que je m’arrête pour contempler ce que j’aime, sans qu’il me dise quoi regarder, sans qu’il me dise que ce que j’aime c’est de la merde, sans que je sois obligée de supporter ces méchancetés, sa nudité, ses habitudes et son manque de tact avec les gens, que je puisse prendre mon temps pour faire mes photos, celles que j’aime, pour rencontrer les gens, apprendre leur langue et leur culture, aller boire un verre et laisser filer le temps…au moins pour un instant seulement…

Je n’sais pas si c’était vraiment une bonne idée ce trajet, les engueulades primant sur les rigolades. Pourtant je sais qu’au fond de moi, en grattant ces quelques mots de frustration, je sais que j’apprécie ce voyage, et qu’il va passer plus vite que je ne le crois, que malgré tout ce qu’on peut se faire endurer mutuellement, on s’aime….c’est le plus important. Et le fait aussi, je ne le nie pas, que j'ai vu des choses, fait des choses, que sans lui, je n'aurais sans doute pas vu, pas fait. Mais il est vrai que j’ai réalisé à quel point nous ne pouvons supporter de rester ensemble, on a chacun notre indépendance et notre façon de vivre, chacun ne supportant pas celle de l’autre….pas facile donc la cohabitation ! J

Ce qui fait qu’au final, j’ai l’impression de ne plus m’émerveiller devant quelque chose qui m’aurait plu auparavant, si j’avais été seule, je deviens désagréable et j’ai perdu ma joie de vivre.

L’Albanie c’est aussi ces centaines de bunkers sur les faubourgs de Tirana, restes de la ligne de défense à l’époque de l’isolement absolu du pays et de la crainte d’une invasion soviétique. Le pays ne s’est pas reconstruit. Il est mort. Laissé à l’abandon. C’est un pays qui crève que je découvre tristement.

A suivre les bunkers, la frontière ne devait pas être bien loin.

 

En effet. On repaie les 10 euro de taxe par personne et on passe à l’autre douane.

Une petite tête blonde par sa fenêtre arrière nous fait coucou. On se fait un plaisir de répondre. Le passage frontalier est long. Mon père décide de montrer le chien au gamin (comme d’habitude) moi j’ai ma caméra en main ! Puis je parle avec le père…en allemand. (mes souvenirs sont d’ailleurs bien lointains) Ils sont kosovars, lui est douanier. On fait péter l’apéro sur le plateau. C’était assez caustique. (là je le reconnais, il y a que mon brave père pour faire ça ! le ridicule ne tue jamais avec lui…quoique…). Mon père sortant du camion, plateau en main, en plein milieu de la file de voitures, moi, les verres à la main….alors, supris ? Mais ravis les kosovars ! Ils allaient passer l’après midi au lac d’Ohrid, à Struga, près de la frontière. Ils nous ont proposé de les suivre. Avec joie ! Enfin des rencontres ! J



Publié à 02:36, le 20/10/2007
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MONTENEGRO

Monténégro 

 

Album de la semaine :  « Soundtrack Latcho Drom » Tony Gatlif

Chanson de la semaine : « Brain Damage » Pink floyd

Photos de la semaine : Kotor

...how it’s hard to be with one’s father …. 

On passe tranquille la frontière (chic un tampon en plus !), dérangeant le douanier en pleine lecture…comment dirais-je…penthousiastique J. (mardi 28 août)

Mon père prend la première route qui s’offre à lui.  On monte. On Monte. On monte….on monte ? Sans vraiment savoir où ça se finira ! J Finalement, après moult tracas, on se pose presqu’au somment face à une ville en contrebas loin d’être endormie, la lune étant là, guettant, prônant fièrement dans le ciel. Musiques et chants divers urbains remontent jusqu’à nous.

Nous dînons tranquillement et je vais « poser un petit trésor » face à ce spectacle….héhéh. Le panard ! J Les phares jouant au stromboscope, les lumières se contemplant dans le reflet de la mer, les cigales tentant de nous protéger de la musique d’en bas..et moi, Heureuse.

Mes yeux picotent. Il est 22h05. Bonne nuit.

Nous sommes le mercredi 29 août 2007, et…au Monténégro. Il est à peine 7h. On a fini de déjeuner. Mon père est…comme toujours….à poil. Je le « supplie » de me laisser me laver les cheveux qui sont crades comme c’est pas permis….  « Mais tu comprends pas ?! ça consomme trop d’eau ! et on a pas le temps ! tu te les laveras à la mer.. » fin de citation. J’ai fini par gagner une douche. J’y suis presque.

L’énervement prend fin, la fatigue reprend le dessus…Mais ! Je suis propre ! Et quelle sensation agréable ! Oubliée, mais tellement agréable ! J

On redescend de notre montagne où l’on s’était perché, portes ouvertes, pour la nuit. Les gens sont agréables et souriant. On continue sur la côte, toujours aussi belle. On est surpris par la localisation d’églises et monastères : sur de petits îlots perdus au milieu de lacs. (à Kotor notamment)

On mangera sur la route, avant midi.

On s’arrête pour visiter Stari Grad. Un tremblement de terre est passé par là en 1979…Et y a laissé son emprunte…

La chaleur est accablante.

Je m’endors….me réveille..regarde le paysage….puis me rendors.

Ah ! L’Albanie ! Déjà ?



Publié à 02:13, le 20/10/2007
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Hrvatska

Hrvatska 

Album de la semaine :  « MTV Unplugged » Lauryn Hill

Chanson de la semaine : « Exit music (for a film) » Radiohead (album OK computer)

Photos de la semaine : Côte Dalmate – Senj - Dubrovnic

...the trip must go on ! ….

 

Nous sommes le dimanche 26 août 2007, et…en Croatie, après un passage très bref en Slovénie.

On se retrouve sur l’autoroute sans vraiment avoir eu le choix (les péages ne sont pas indiqués au préalable), un motard, dans son élan perd son paquet de clopes…Et nous…on fuse…et on finit très rapidement par se paumer dans les hauteurs croates où cette charmante population n’a guère dû voir dans sa vie de touristes (qui plus est..avec un si beau camion…)

Ce sont des chemins en terre…ou pavés de cailloux…que nous empruntons…c’est selon ! Autant dire qu’elles ne sont pas répertoriées sur quelques guides quoiqu’ils fussent excellents.

Je n’avais qu’à tendre le bras pour attraper toute sorte de feuilles (plus facile que la queue de Mickey…), autant dire qu’on était près de la nature ! J

Cependant nous y avons croisé des gens d’une courtoisie notable, surpris, mais courtois ! J

Un petit goût de Bavière et d’Autriche.

Toutes ces datchas qui n’attendent qu’une chose, les beaux jours…pour qu’y s’immisce un temps soit peu un brin de vie.

On réussit après quelques péripéties (cailloux entre les roues jumelées (moi j’aidais papa en lui crachant des noyaux de mirabelle dans le cou…), et autres) à rejoindre la route…quelques bonnes heures plus tard. Mais c’est alors qu’au moment même où l’on retrouve nos pas….que s’étend sous nos yeux une merveille…que dis-je ! Une splendeur !

  camion

Alors que les montagnes étendent leurs longs bras dans les méandres de la mer, cette dernière en profite pour se parer de mille feux et briller aux éclats sous les lueurs du soleil couchant…

Petit indice : cette route est longue de plus de 600km….600km de rêves…

On trouvera un petit coin sympa pour dormir. Et comme au bon vieux temps, PQ dans une main, boîte d’allumettes dans l’autre…et j’ai laissé se passer la nature…et remettre à la nature ce qui lui appartenait ! J

Lundi 27 août 2007 :

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Entre mes boutons de bestioles et les ronflements incessant et bruyant du paternel qui m’ont obligée à chercher mes boules quies…Nuit courte. Lever tôt. Je déjeune en route. On suit la côte….du bonheur. Je m’assoupis, rêve, me réveille, bâille, me frotte les yeux, filme, me rendors, râle, ris, parle…le train train !

Il fait une chaleur étouffante. 44°C.

P’pa décide de visiter Zadar. Moi, pas envie. Alors j’ai pris le clebs pendant 30min et l’ai emmené dans des endroits spéciaux pour des photos…spéciales..Ensuite j’ai fait cuire des mirabelles (mamie et papy savent comme j’en raffole ! D’ailleurs…si en ce moment ils savaient à quel point ils me manquent…) et mis sur mon ordi les photos prises.

Sur le chemin on s’arrête faire le plein d’eau et je mange ma plâtré de mirabelles ce qui me vaudra un mal de ventre fabuleux. Ah ! trop de gourmandise tue la gourmandise ! J

Un incendie est passé par là et a ravagé toute la végétation côtière. Malgré cette consternation, mon œil fut ravi du contraste eau turquoise/arbres carbonisés…

Evidemment, il fallait aller goûter à cette eau si séduisante, si attrayante, si tentante, si plaisante, si affriolante, si alléchante pour tous mes sens…avec une énorme pensée pour vous…en France pour la plupart…assis derrière un ordinateur, ou en train d’éplucher des patates dans une sombre cuisine par un froid d’hiver, ou même en train de regarder tomber la pluie par la fenêtre du salon…ou je ne sais encore…

Un pied….puis un 2ème ….(oui je n’en ai que deux…), elle n’est pas si chaude qu’elle n’en a l’air…Petit à petit, « Marie la brave » se lance. J’esquive oursins et rochers tranchant…avant de m’engouffrer dans cette eau…si claire…un don du ciel…et je m’abandonne aux plus doux plaisir qui nous ait été donné par la nature… : je me retourne….personne aux environs….alors j’enlève d’abord mon bas de maillot de bain (bain qu’il fusse beau !) …une jambe (« d’abord la jambe droite…puis gauche »), puis l’autre….je me retourne…toujours personne ? chic chic ! Allez hop ! le haut ! C’est là. LE VRAI BONHEUR. Les arbres brûlés remplacent à merveille cocotiers et autres palmiers, les rochers le sable blanc…pour le reste..c’est idem. Une eau calme, transparente puis turquoise…

Mais il est déjà temps de repartir…une bonne heure plus tard. Le bonheur réside dans la parcimonie… ;-) !

SPLIT ! NOUS VOILA ! Je savais que tu nous attendais ! 2ème ville du pays…au 1er abord, rien de vraiment attrayant : usines, industries, usines, maisons, industries, immeubles, usines, immeubles…Mais alors qu’on suit le panneau « Centra », on tombe sur des fortifications…ça devient intéressant…

On se gare au détour d’un parc…Et devant nos yeux stupéfiés, je dirais même mieux ébahis, s’étale une ville…qui s’est formait à l’intérieur d’un palais ! Une pure beauté, une magnificence, une somptuosité…gorgée de surprises ! Elle est en plus mystérieuse…Au coin d’une ruelle, c’est un mélange de gothique, de romain et de renaissance qui se côtoie à merveille. On déambule dans ces petites ruelles sinueuses et pavées, où quelques bas reliefs, piliers ou autres sculptures nous rappellent que nous nous trouvons dans le palais de Dioclétien. C’est la joie de se perdre dans un « invraisemblable dédale, lever les yeux sur un péristyle digne des Césars, pénétrer dans le mausolée d’un empereur romain, croiser des sphinx importés d’Egypte, s’asseoir à l’ombre d’un campanile roman, boire un café dans un temple antique. Flâner dans le vieux Split, c’est suivre le fil de 2000 ans d’histoire. Imaginez un immense palais romain abandonné, peu à peu envahi par la population qui y construit ses maisons. Ainsi grignoté par le temps, l’ancien palais de ne devine plus qu’ici ou là, au détour d’une ruelle, au dessus des étals du marché, à la sortie d’un souterrain…Mais quelle surprise alors que cet étonnant mélange où palais vénitiens, architecture autrichienne et bars branchés ont investi le monde romain ! ».

Il est 19h environ quand on reprend la route pour Dubrovnic. On s’arrêtera en chemin, sur un peit parking vide…en terre..D’un côté la plage, en contrebas, de l’autre, de vieilles usines noirâtres désaffectées. Belles photos en revanche avec le coucher de soleil. Contraste.

On croise des savoyards, ça change du croate ! On mange tranquillement et dans la bonne humeur. Les nerfs se détendent, plus lâchent ce qui donne un savoureux mélange de rires et imbécilités diverses et variées, sans aucun sens apparent. Mais ça fait du bien ! Ne faut-il pas rire au moins 10min par jour ? J

Et voilà, après ces quelques paginettes bien sommaires ma foi. Il est 22h20, je vais rejoindre Morphée et mon père…Sans oublier de prendre en passant..mes boules quies…A domani !

Mardi 28 août 2007

Bon, dire que nous nous sommes levés tôt relèverait de la redondance…

Petit déjeuner sur les marches du camion. On accroche sur le rétroviseur des savoyards un sac de mirabelles et on file comme le vent pour Dubrovnic, la Venise Croate.

Ce n’est pas que ces paysages me lassent à m’endormir…mais plutôt ces dures nuits à batailler contre moustiques et ronflements m’épuisent.

On se fait arrêter car nos feux sont éteints. Rien de bien méchant, grâce à un soupçon, un temps soit peu de diplomatie…

On déniche un petit chemin menant tout droit à cette eau turquoise qui nous tend les bras…un cadeau empoisonné…D’oursins !

 

Mon père y lave son linge et sa vautre littéralement sur le bord, pendant que je fais connaissance avec un somptueux papillon alcoolique. Oui. Qui a déjà vu un papillon finir son vin italien dans un verre à ballon ? Ha ! Coincé !

 

On croise une charmante famille croate (merde..les cons…y connaissaient le chemin ! J ). On déjeune avec vue directe sur la mer et les îles montagneuses alentours. Petite tranpouille après engueulade et on repart.

Il fait une chaleur à crever.

Je m’endors. Avant de faire de même, mon père s’arrête (oui…il vaut mieux…) près d’un petit port très coquet. Pendant qu’il fait une sieste, jambes à la fenêtre, j’écoute la compil que j’avais faite à JM, bien réussie d’ailleurs !

Vingt minutes plus tard, on est reparti. Dubrovnic est à nos pieds. C’est d’abord une ville du littoral avec ses usines et ses immeubles qui s’offre à nous, avant qu’elle daigne nous dévoiler ses vieux quartiers…(Stari grad), forte de ses remparts, Dubrovnic nous ouvre les bras.

Un petit bijou.

« Perchée sur un rocher, ceinturée de hauts remparts baignés par l’Adriatique, l’ancienne Raguse est considérée comme l’un des joyaux du Patrimoine architectural mondial. Dramatiquement éprouvée par la dernière guerre, elle a retrouvé toute sa splendeur. Ruelles étroites à l’ombre bienfaisante où dansent les fils à linge, kaléidoscope des parasols des cafés, petites places fleuries aux pavés doucement lustrés, lui confèrent une atmosphère toute méditerranéenne. »

 

Cependant…malgré tout…un inconvénient. J’aurais du visiter seule….mon père râle…je prends trop de photos, qui plus est, pas toutes à son goût.

Bruno du 6ème continent m’appelle alors que je descendais de petites marches en pierre. Pour une mauvaise nouvelle en plus…Lyon ne m’achètera pas de photo….

Bref, on finit de déambuler pour remonter au camion. Direction le Monténégro après une très belle manœuvre de mon père, qui tenta de sortir de sa place de parking, avec 2 Mercedes qui lui collaient devant et derrière…

On laisse derrière nous le soleil qui se cache derrière les remparts de la ville…A bientôt Dubrovnic. Je n’ai pas percé tous tes secrets…

Petite halte au Liddle pour quelques provisions. Petite surprise : coup de fil de Roland. Ils sont tous aux vendanges dans le Beaujolais….et je manque à l’appel ! Ca m’a beaucoup touché cette petite attention. Forcément, je n’ai plus de crédit…la communication est rompue. P’pa me prête son portable pour envoyer un message à François. J’les aurais quand même bien faite ces vendanges…

Il est 19h30 (heure française) pourtant le soleil est bien décidé à aller se pioter.

Nous on passe la frontière monténégroise….à bientôt la Croatie ! Grâce à toi j’ai pu rêver…et plonger mes yeux dans le bleu intense de ta mer…



Publié à 02:39, le 2/10/2007
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SLOVENIJA

Slovenija

…Bip ! Bip !...

 

Et hop ! une frontière de plus à notre palmarès ! mais toujours pas de tampon sur mon passeport…rhhh.

On s’est arrêté dans un champs, auprès d’une rivière. On mange tranquillement, avec la mélodie du vent qui faisait trembler et frémir les feuilles dans un bruissement propre d’un sifflement…qu’accompagnait allègrement le chant de l’eau sur les rochers….

Petit moment de détente…

On ira laver notre linge à la rivière à l’ombre des arbres. Brrr ! l’eau est ma foi bien fraîche !

slovenija

Notre séjour est comme vous pouvez le constater…assez bref. Nous voici déjà à la frontière Croate….



Publié à 03:53, le 22/9/2007
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Italia

Italia 

 

Album de la semaine :  « Silly Walks Movement meets Patrice » Patrice

Chanson de la semaine : « Creepin’in » Norah Jones (album Feels like home)

Photos de la semaine : Pavia - Trieste

...et ça continue….

Nous sommes le vendredi 24 août, il est un peu plus de 16h et nous passons la frontière (si on peut appeler ça une frontière…), mais ce qui m’a le plus surprise, c’est qu’en France, nous quittions ce petit village « méditerranéen » de Sospel qui avait des couleurs d’Italie avec ses ocres et ses linges séchant au balcon…et arrivés en Italie…on se sent en Autriche..avec ces gros chalets… ??? vous avez dit bizarre ? 

A notre descente des montagnes, des panneaux nous indiquent combien de virage il nous reste à faire…C’est fort aimable les spaghettis ! au cas où il en manque un !

Changement de programme. Plus le temps de passer par Milano…on ne fera que Pavia (un sud de la ville). Les routes sont immensément droites….et longues…et le chemin très mal indiqué !!! Comme si quelqu’un s’était amusé avant notre arrivée de déplacer et d’échanger tous les panneaux ! Et à partir de maintenant, attention !! les autoroutes sont indiquées en vert, et les nationales en bleu…c’est bon à savoir..

De toute manière les italiens ne sont que très peu regardant quant à la signalétique…notamment les lignes blanches. Mais qu’il est bon enfin de conduire ! c’est quand même moins strict qu’en France ! Quant à la courtoisie au volant…elle n’est pas de mise.

Finalement notre quête s’arrêtera à Tortona, sur une colline près d’un stade et d’une ruine (château ou église ?). Voilà pour aujourd’hui. On est pas encore arrivé à Alep !! C’est moi qui vous le dit !

Samedi 25 août 2007 :

On a assez mal dormi faut l’avouer. Des jeunes ont braillé jusqu’à 4h30 (alors qu’il faut le dire…il n’y avait strictement rien à faire sur le parking !). Debout 8h. Petit déj sur les marches du camion, tranquille quoi !

Direction Pavia (Pavie) pour visiter un monastère. Manque de bol, on a pu photographier que l’entrée…on est arrivé 10min après la fermeture…le bonheur.

 Pavia - MonastèreSILENZIO !!

Monastère entrée Pavia

 

On reprend donc la route…tant pis…direction Trieste !

Mais aujourd’hui le ton est un peu plus monté entre le paternel et moi. On est pratiquement jamais d’accord, je suis susceptible et lui extrêmement désagréable…ça ne fait vraiment pas bon ménage ! Pas un mot gentil, jamais, envers qui que ce soit… Plusieurs fois j’en suis venue à me dire que j’aurais du partir seule…Fin bon, on verra bhen..Une petite sieste la tête posée sur la portière m’a fait le plus grand des biens. L’air a du m’adoucir mes pensées endiablées.

A 15h environ, on s’arrête à un supermarché (j’ai cru comprendre que rien n’est ouvert le samedi après midi…en tout cas, c’est ce que j’ai cru voir !)…où on était…LES SEULS ! La classe ! Imaginez vous dans le petit Leclerc du Brezet…(voir encore plus petit…disons l’Ecomarché de Pérignat sur Allier héhéhé)….à déambuler entre les goûters, pâtés pour chien et papeterie…seul. C’est très étrange ! Le bruit du roulement du cadis retentissait dans tout le magasin..la seule parole, le seul bruissement de papier…

Quelques provisions, des pizzas (bah hé ! on est quand même dans le pays de la pizza !), des gâteaux à 0.75 euro le kg pour Vaironelle (qui s’avèreront être pour moi…le chien n’en voulant même pas…bref…). (oui le prix est à noté…). Hop hop hop ! c’est reparti !

P’pa me laisse le volant (fin..la barre du paquebot ;-) ) de Padoue à S. Michele là où on s’arrêtera pour dormir…la tête dans les vignes et le corps adonné aux moustiques ravageurs. Je n’ai pu fermer l’œil de la nuit entre les ronflements de mon père, la chaleur, les tic tac monotones de la pendule et les bzz bzz oppressant des moustiques…

Dimanche 26 août 2007

8ème jour. 1ère douche (dans le camion). Froide. Il est 6h55. Petit déjeuner avec le soleil grimpant aux grappes du raisin pourpre..la dolce vita…

Direction Trieste. En route mon père cherche une église pour aller…à la messe…je lui rétorque qu’avec un peu de chance, on en trouvera de belles à Trieste (ce qui fut le cas).

C’est toujours sur des routes désespérément droites et plates que nous arrivons à bon port. Il est 9h30. L’Adriatique. 8ème merveille du monde !

Ce n’est pas le magnifique port industriel que nous sommes allés voir, mais bien la vieille ville, avec sur ses hauteurs, la basilique Saint Just (S.Guisto) où la façade est percée d’une magnifique rosoce gothique. Dans les absides on retrouve fresques et mosaïques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus haut, le chateau fort, mais je n'sais pas vraiment où est l'entrée...Alors que mon père était à la messe (apparemment grandiose), moi, j’ai pris des photos et fait mumuse avec ma super 8. (bah on s’amuse avec ce qu’on peut !). Mon meilleur moment reste quand même mon ascension pour le clocher…afin d’avoir une vue de la ville en surplomb…car c’est au même moment que les cloches se sont décidées à carillonner dans une charivari exceptionnelle, vibrant, poignant. J’avais cette sensation d’avancer de plus en plus vers quelque chose qui me tendait les bras…quelque chose qui t’attire, quelque chose qui te rend plus fort, quelque chose qui t’intrigue, quelque chose qui te fait palpiter le cœur….un premier rendez-vous…

clochesTrieste sous les barreaux

 mama

 

J’en ai profité d’être encore en Italie (euro oblige…) pour envoyer une carte chez moi, à Julianne et aux Salaun.

 

On est reparti. C’est quand même contraignant d’avoir une date butoire…le 15 septembre. Je dois être au maximum le 15 septembre à Alep. Avant ma rentrée. Histoire de prendre quelques marques avant de débuter cette aventure…Contraignant car on ne peut pas flâner dans ces ruelles entremêlées, on ne peut pas s’arrêter déguster des plats typiques (cela fait partie de la culture d’un pays !), s’arrêter prendre un thé, un café..rencontrer des gens, être invité à partager des moments intenses et inoubliables, échanger rires, sourires, anecdotes et adresses…tout cela..ce qui fait un voyage, ce qui forge un homme (en plus des galères…), et qui te fait goûter aux joies de la rencontre, du partage, de l’hospitalité, de l’humanité tout simplement. Ce monde sans frontière dont je rêve si souvent. Où chacun pourrait s’adonner à ses désirs d’expédition, de rencontre des peuples du monde….des peuples qui garderaient leur intégrité, leurs coutûmes…sans ces problèmes de frontière qui dispensent certains de ce doux pêché…Ah…ma tendre utopie, quand tu me tiens ! Oui Marie…tu sais, la paix entre les peuples…Ce n’est pas pour demain…et tu le verras bien plus vite que tu ne le crois…

Direction la côte Dalmate.



Publié à 05:13, le 20/9/2007
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FRANCE - Début d'un Périple

France 

Album de la semaine :  « Compil US and French Rap (faite par mes soins..) »

Chanson de la semaine : « Space Oddity (major Tome) » David Bowie

Photos de la semaine : Lyon - Andorre - Sospel

...Commençons par le commencement….

Une nouche...ah bah! c'est moi ! re moi

Nous sommes le samedi 18 août 2007, je finis de charger la « super néo nouche » pour commencer mon périple : direction Lyon. Je n’dis pas qu’il fut simple de « quitter mon cher pays » ( amis auvergnats…), mon chez moi, ma petite bourgade paisible pérignatoise, mes proches, mes habitudes…mes chiennes (eh oui ! qui ira courir avec Tagine, hein ?). Peu importe, un jour ou l’autre il faut se jeter à l’eau…et partir à l’inconnu. Mon compagnon de route ? mon père (et Vaironelle…le clebs). Ma super 8, mon matos photo, mon carnet de voyage, mes livres, ma musique, mes yeux pour découvrir et m’émerveiller sur ces petites choses qui font la vie et mes pieds pour fouler ces terres ancestrales et inconnues…

Il est 15h17…le portail se referme…doucement…sur une vie passée….les derniers aboiements d’au revoir de Tagine se font de plus en plus lointain…ça y est…je suis partie.

Oh, je ne vais pas très loin pour l’instant…seulement Lyon…un petit crochet en fait, puisque normalement je dois partir rejoindre mon père dans le sud ouest…mais voilà…il fallait que je dise au revoir à ma très chère famille Salaun.

Petit détour par la Fnac où m’attendait bien au chaud mon objectif 10-20mm SIGMA. Petit tour à pied sous le doux soleil lyonnais…à l’ombre des platanes..Direction Charbonnières les Bains, au dessus de l’école se trouve un petit cocon….venez venez…tournez la bobinette…Et la chevillette chairera…passez le pas de la porte…vous sentez une chaleur humaine vous envahir…BIENVENUS CHEZ LA FAMILLE SALAUN ! Apéritif jovial puis petit resto guinguette sur la presqu’île..avec svp…retour en moto ! Sourire aux lèvres, yeux pétillants , cheveux au vent, et le froid qui venait s’engouffrer sous mon pull…

Lyon et ses mille reflets dorés...Lyon et ses secrets... Dimanche 19 août 2007

Chic ! Chic ! La douce odeur des croissants fraîchement ramenés de la boulangerie est venue me chatouiller les narines pour un réveil tout en douceur…

Je suis partie retrouver Irène (notre Assistante Sanitaire de la colo Tunisie Aventure) pour une ballade des plus sympathiques dans le vieux Lyon….Mais j’y suis allée pas n’importe comment ! François aux commandes, à califourchon sur le bolide, caméra embarquée, nous longeons les bords de Saône, avant d’arriver à l’Opéra…Avec…quelques minutes de retard..

On a déambulé toutes les deux dans les petites ruelles pavées pleine de charme du vieux Lyon. Attention ! ça glisse ! Un petit air de Mano Solo est venu nous caresser l’esprit pour nous apaiser sous ce doux soleil d’été. Petit arrêt à un troquet. Echanges de paroles, de photos, d’histoires et de rires…il est déjà temps de se quitter…et je repars…à moto… ;) Ah cette totale sensation de liberté. Je le passerai le permis moto, c’est sûr , et je partirai…à l’inconnu…

Le soir, de retour rue Alexis Brevet, autour d’un brunch (comme il est coutume les dimanches soirs chez les Salaun ! J ) nous avons partagé notre bonne humeur pour continuer sur un bon film « Crazy ». On papotte…on mince ! déjà 2h ! mais j’ai de la route demain moi ! alors vite ! vite ! allons nous faufiler sous nos couettes toutes chaudes !

Librairie rue des trois MARIEAux mille et unes délices fleuries...

Vive la musique free et festive à lyon !Kusturica made in Lyon

Lundi 20 août 2007 :

Quel bonheur de se faire réveiller par la douce mélodie des marteaux piqueur et le chant des clous qui picorent le mur….

Il est 10h, Marie (Paris…) se lève. Calins et début de journée toute en douceur. Les adieux seront assez déchirants…il faut l’avouer. Je suis partie après avoir mangé. C’est dur de quitter ce petit coin de paradis où se mêlent amour, rire et tendresse..

Musique en fond, direction Toulouse. Je m’arrête entre Mende et Rodez pour dormir dans une sorte de carrière. Je suis vraiment très fatiguée. Je m’endormais sous la mélodie d’une petite pluie dine qui clapotte sur le toît de ma « super néo Nouche » et refermais la 4ème partie de « Un tout petit monde » de David Lodge.

Mardi 21 août 2007 :

 

Je reprends la route, il est 10h, il pleut encore. Petit arrêt gourmandise dans une boulangerie du coin. Je coupe par des petites départementales toutes mimis (et pas franchement un raccourcis ! !). Les paysages sont époustouflants. Mon père a bien fait de choisir cette région ! Tournesols, collines de vignes, vieilles ruines en pierres claires…

On pensait partir le soir même…mais M’man m’a fait envoyé mes kikers…je dois attendre demain…ah oui…marie sans ses kikers…c’est comme…comme…new york sans ses twin towers !! héhéh !! bref. On mange tranquillement, petite douche et concert de Woodstock…puis je vais me glisser près de mon papa…Bonne nuit les petits ! à demain…

Mercredi 22 août 2007

Debout à 8h30…petit déjeuner…et je prends soin de moi…Avant ce mois sur les routes ! j’en profite ! Départ de Pardailhan à 10h30. Mes kikers ne sont pas arrivées…forcément…tant pis ! on doit partir…Et puis ma zuzu (julianne) m’apprend qu’on ne pourra pas se voir, car la seule fois où elle quitte toulouse, c’est quand je viens ! rhhhhh. Bon, on oublie tout. Direction Andorre…ravitaillement oblige ! On mange en route, mon père, vin à la main, et dans l’autre un sandwich au pâté…la grande classe ! (sans oublier la bière callée entre les guides dans le vide poche….hahahah). A Andorre, le beau temps n’est pas de la partie…le brouillard s’agrippe désespérément aux montagnes et la pluie coule à flot…ma petite robe et mes sandales ne font pas long feu ! Gaz, gazole…puis petite pause culturelle : la chapelle de « Sant Joan de Caselles » (Canillo). Un petit bijou. Un édifice du Xème XIIème siècle caractéristique des églises romanes d’Andorre (je vous passerai les détails sur la nef, l’abside, le clocher lombard…sauf si cela vous intéresse ! )

Andorre Chapelle Sant Joan de CasellosAndorre - Chapelle Sant Joan de Casellos

Andorre Chapelle Sant Joan

On mangera devant la caserne des bombers (pompiers). Il flotte. Et il y a des km de bouchon…oui des km et des km ! En attendant que tout cela se calme, après un tour en ville, on repart pour aller se percher sur un col au milieu de ces belles montagnes…

C’est après un fou rire exceptionnel (on ne sait jamais réellement quelle en est la cause d’ailleurs…), on tente vainement de fermer les yeux….mais un froid polaire nous ramène directement à la réalité…

Jeudi 23 août 2007

Arrachée de mon lourd sommeil à 7h30..petit déjeuner, on reprend la route sous la pluie et le droit un peu avant 9h. On redescend doucement (quel euphémisme !!! ) en direction de la côte. La route est longue ! Perpignan, Narbonne, Bézier, Montpellier, Arles, Aix….

La pluie a cédé sa place au soleil. Quelques débats houleux se transforment en rigolades et en partie de noyaux de mirabelle…notre jeu favori ? compter le nombre de conducteurs qui nous remercient quand on les laisse passer…oui…C’est très amusant ! bah écoutez…on pas beaucoup de choses à faire ! on fait avec ce qu’on peut !

Ah si ! on a remarqué que tous les vendeurs de poterie faisaient tout à -50%....

Bref, on roule, on roule, discute, se dispute, et je m’évade, la tête par la fenêtre à faire valser mes cheveux aux milles reflets cuivrés et petites mains sur la douce bise…Le soleil s’épanouit à travers les branchages des peupliers pendant qu’une compo du grand Django des années 40’ vient rythmer mes rêves d’évasion…

Belle journée…De trajet.

On est au bord de la mer entre St Raphaël et Canne. C’est pas franchement mon endroit de prédilection…demain on « s’en-roule » pour Milan…Affaire à suivre…

C’est après que mon papa m’est lu une histoire « Mr Etonnant » (celui là même que je lui avais offert quelques jours auparavant, qu’il avait reçu dans un grand éclat de rire…) que nous nous sommes endormi dans la joie et la bonne humeur.

Vendredi 24 août 2007

Le lever ? 7h05…ouïe…

En effet, il n’y a pas eu que les vagues de la grande bleue qui ont bercée ma nuit…mais aussi des engins à moteur divers et variés qui quant à eux..ont bercé le camion ! J

Petit déj copieux, et hop ! on est reparti pour une longue journée ! On longe la côte. Mes aprioris sur la côte méditerranéenne s’envolent…C’est un panorama époustouflant qui s’étale sous nos yeux et notre formidable vitesse de pointe (ou de croisière…) n’altère en rien ce douces et savoureuses senteurs de pin qui viennent taquiner et chatouiller mes narines aux aguets. C’est une mer splendide que nous avons là, et elle n’est que peu pudique quand il s’agit de nous dévoiler ses charmes et atours les plus secrets…Des rochers d’un rouge ardent que le soleil vient ranimer aux premières lueurs de l’aurore, tranchant avec le vert de la végétation et le ciel azuréen…une perle dans ce tohu bohu touristique.

Canne, Nice, Monaco (beurk…), puis Menton défilent à une allure impressionnante de 30km/h…

Forcément, en pleine ville, une envie soudaine de se soulager prend mon père en otage, alors qu’il conduisait, c’est dans un chassé-croisé de bras et de jambes que je me retrouve au volant de l’IVECO Dayli, un paquebot quoi. Le siège non réglé je touche à peine les pédales. Les vitesses inversées et spéciales..je démarre en 3ème…pas de problème avec l’IVECO !

On s’envole pour une ascension des plus rapides (…) pour Sospel. Une magnifique petite bourgade en plein cœur des montagnes alpines qui, selon moi, gardent jalousement ce petit coin de paradis…Un petit pont de pierres resté intacte qui confère à ce village un cachet personnel. Il donne sur une ville colorée et pavée où le linge sèche tranquillement sous le soleil du midi…On descend à la rivière, repas et on repart !

Sospel, petit village au milieu des montagnes alpinesCouleurs chatoyantes

Précieux bijou que gardent jalousement les montagnes

Et la magie des couleurs futArche du pont de Sospel

Façade pendulaire

Laurier roseCouleurs chatoyantes

Linge au vent...Eclat des villes du sud de la France

Qui a dit que notre chère France n'avait point de charme ?

Le trajet est toujours aussi long. Petites routes de montagne sinueuses et abruptes = 15km/h en moyenne.

Il est 16h…douce France…je te quitte…je pars m’abandonner dans les bras de l’Italie…à dans 6 mois !



Publié à 10:12, le 19/9/2007
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